Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 10:25

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 Collection du Musée de la Sommellerie

 

 

 

Aiguière : nom féminin issu du provençal " aiguiera ", dérivé lui-même du latin populaire " aquaria " de " vas aquarium " (pot à eau)... et récipient pour transporter le vin de la barrique au verre.
La production d'aiguières existe depuis l'antiquité : plusieurs exemplaires égyptiens sont parvenus jusqu'à nous.
L'aiguière peut être en divers matériaux (Argent, Etain, Terre cuite et plus tard en Verre).
Les aiguières anciennes ont des armoiries, les plus récentes, des poinçons.
L'aiguière a été remplacée au XIX et XXéme siècle par la bouteille.

Récipient pour l'eau ou le vin, de matériaux et formes variés, à anse latérale, muni d'un bec serveur, couvert ou non.

 

Aiguière en étain

 

L'étain est un alliage : étain, plomb, cuivre, antimoine, bismuth.

En France :
étain fin : 90 à 95 % d'étain, 5 à 10 % de plomb, 1 à 2 % de cuivre, 1 à 2 % d'antimoine.
étain commun : 80 à 90 % d'étain, 10 à 20 % de plomb, bismuth.
claire étoffe : 50 à 70 % d'étain, 30 à 50 % de plomb.

La découverte de l'étain
L'étain est le premier métal exploité par l'homme de l'âge de pierre, fondateur de la métallurgie.

L'usage de l'étain à table et dans les cuisines devint courant chez les Romains, qui en apprirent son usage des peuples celtes comme les Gaulois.

En France,le roi avait interdit l'utilisation de l'or et de l'argent pour fabriquer la vaisselle.
Pour la première fois à Strasbourg, en 1368, les potiers d'étain sont mentionnés.

Par ses guerres successives, Louis XIV, vida les caisses du royaume.
Il demande à tous ses sujets de faire fondre leur vaisselle d’argent par les édits de 1689 et 1709. C’est ainsi que l’orfèvrerie d’étain acquière ses titres de noblesse et vient orner les vaisseliers et les tables de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie française.

En 1976, il est interdit, par décret de vendre un objet en étain s'il n'est pas au minimun à 82% d'étain, et la dénomination" Etain" indiqué de façon indélibile sur l'objet.

 

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 Collection du Musée de la Sommellerie

 

 

Mise en œuvre :
Moyen-Age: fonte en moules de pierre ,
Du XVIème au XIXème siècle : moules de bronze ou de fonte.

Moyen-Age : très peu de pièces conservées. Objets de culte, quelques plats et pichets. Objets très simples sans décor.

Renaissance : pièces d'apparat ("Edelzinn", littéralement "Étains Nobles") à décor fondu en relief imitant l'orfèvrerie. Ateliers à LYON et à MONTBELIARD (François BRIOT, bassin et aiguière de la Tempérance) et à NUREMBERG (Caspar ENDERLEIN).

XVIIème -XVIIIème siècles : pièces à nouveau très simples, des décors en relief apparaissent à la fin du XVIIème.
Plat dit "cardinal" : introduit en France par Mazarin, appelé à l'époque "plat à la Mazarin" ou "à la Cardinal".
Les ordonnances de Louis XIV sur la fonte de l'argenterie redonneront de l'activité : objets "à la façon d'argent" copiés sur l'orfèvrerie : aiguières, écuelles, saupoudreuses et salières... C'est l'âge d'or de l'orfèvrerie d'étain. Principaux centres : BESANÇON, BORDEAUX, PARIS, LYON, ROUEN, TOULOUSE, STRASBOURG

 

 

 

Pichets :
récipients munis d'un couvercle destinés à mesurer le vin. Les mesures n'étant pas unifiées (la création du système métrique date de 1792), les formes étaient différentes d'une province à l'autre.

On distingue trois types de forme principaux :
à épaulement :
Île de France, Normandie, Champagne, Bourgogne, Languedoc, Provence, Bretagne, Anjou, Guyenne.
balustre :
Flandre, Lorraine, Normandie, Franche-Comté, Languedoc (Toulouse).
tronconique :
Alsace, Lyonnais, Picardie, Auvergne.

La production se poursuit jusqu'au début du XIXème siècle, suivant la mode et les habitudes régionales

Dans la seconde partie du XXe siècle (1960-1970), l’étain perd son usage utilitaire pour devenir principalement objet décoratif.

 


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Collection du Musée de la Sommellerie

 

 


Les Poinçons

Les poinçons sur les étains comme sur l’argenterie et l’orfèvrerie étaient des
marques de fabrique, et de contrôle de qualité. Ils permettent aujourd’hui d’affiner
les datations des objets sur lesquels ils figurent et leur confèrent une plus value
historique.
c’est vers le XIème siècle qu’apparaissent les premières tentatives de réglementation du poinçonnage, le poinçon de maître ou de « potier d'étain » ; le potier l'apposait dès 1382 sur les pièces de « bon aloy », c'est-à-dire d'étain fin.
Mais il faudra attendre le XVIIème siècle pour voir aboutir ces tentatives
d’uniformisation. Deux édits royaux de 1643 et 1691 vont en effet instituer pour l’ensemble des "cinq fermes du royaume", deux poinçons : une marque de maîtrise et une marque de contrôle (utilisés jusqu'en 1776).
En 1643, obligation fut faite de marquer ETIN FIN sur les grands poinçons à côté du symbole évoquant le nom du potier (une poire pour un Poirier, par exemple) et la date de réception à la maîtrise.
En 1691, le poinçon doit comprendre le nom et la date d'admission à la maîtrise.

On distingue deux types de poinçons :
* Le poinçon du maître est la " signature " du Maître Potier qui a fabriqué l'objet.
* Le poinçon de la marque, apparu vers la fin du 17ème siècle, permettait de connaître la
date et la ville de fabrication

L'étain alimentaire est à 95%.
le poinçon "titre légal" (sans indication), il faut savoir que c'est du 85%.

La marque Couronné Rose a commencé à apparaître sur les exportations britanniques
étain dans le milieu du 16ème siècle. Depuis, de nombreux pays ont adopté ce symbole pour leurs marques propres. Belgique,Les Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Scandinavie, Etats-Unis et au nord-est de la France. Lorsque les lettres apparaissent dans la couronne ou de la rose de la marque n'est pas la Colombie.

 

 

 

Informations sur les objets de service des boissons :

http://www.musee-sommellerie.com/pages/e_musee_sommellerie_histoires.html

Par musee-sommellerie - Publié dans : Histoire des objets
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